Ecole d’automne 2026
du PEPR TASE

L’édition 2026 de l’école d’automne du PEPR TASE s’est déroulée du 12 au 16 octobre au Croisic. Les jeunes chercheurs et chercheuses du programme en thèse ou post-doctorat ont pu se réunir pour échanger autour de leurs thématiques de recherche et assister à des présentations de spécialistes sur des sujets variés en lien avec les énergies renouvelables et systèmes énergétiques.

L’école a débuté dès lundi après-midi au domaine du Port aux Rocs, situé face à la mer sur la pointe de la presqu’île guérandaise. Après une introduction par Philippe Azaïs (CEA), co-directeur du PEPR TASE, les présentations ont directement commencées avec une première intervention par Marc Le Du, responsable de l’analyse économique prospective chez RTE, qui nous a présenté les scénarios énergétiques du gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France.

Anne Barros (CentraleSupéléc, LGI), pilote du projet PowDev du PEPR TASE, a continué l’après-midi avec une présentation en lien avec la résilience du système électrique. Puis, Jean-François Guillemoles (CNRS, UMR IPVF), co-directeur du PEPR, a abordé la partie chimie en lien avec le photovoltaïque (matériaux, procédés…)

La journée s’est conclue par une première session-poster, accompagnée d’un cocktail de bienvenue. Au total, se seront plus d’une trentaine de posters scientifiques qui seront présentés par les participants et participantes de l’école tout au long de la semaine.


Le lendemain, Jean-Paul Kleider (CNRS), ancien pilote du projet MINOTAURE, a démarré la journée en présentant les techniques de caractérisation dans le domaine du photovoltaïque. David Game, le directeur du programme R&D « Environnement, Société et Prospective » de RTE a ensuite proposé une introduction étendue au fonctionnement des réseaux électriques.

L’après-midi, David Frey (UGA) a continué sur la thématique des systèmes électriques, en abordant le sujet des réseaux DC et de l’électronique de puissance. Enfin, François-Mathieu Poupeau (CNRS) a conclu cette série de présentations par le prisme des SHS, en détaillant la mise en œuvre au niveau territorial des engagements nationaux en matière d’énergie et de climat, plus particulièrement via l’expérience du SGPE et des COP régionales.

La journée s’est terminée par la première des sessions d’atelier, réunissant les participants et participantes en petits groupes pour travailler sur un cas pratique de création d’une stratégie énergétique régionale, alignée sur la stratégie nationale de réduction des émissions carbone. Choisissant parmi plusieurs exemples de territoires aux caractéristiques différentes (La Réunion, Chamonix, Marseille…), les groupes ont ainsi discuter pour définir besoins énergétiques, acteurs et contraintes de la région, tout en tenant compte des spécificités (atouts, faiblesses, climat, etc.) Chaque groupe pourra compter sur l’expertise des intervenants et intervenantes à l’école pour les conseiller.

Une soirée plus festive a permis d’achever cette première journée complète de l’école, avec un programme bien chargé, dans une ambiance détendue.


Evènement central de l’école, la troisième journée de l’école a débuté par une visite guidée en bateau du parc éolien en mer de St-Nazaire. Le parc se compose de 80 éoliennes d’une capacité unitaire de 6 Megawatts (MW) pour une puissance totale de 480 MW, déployées sur une surface globale de 78 km², à des profondeurs variant entre 12 et 25 m. La production couvre l’équivalent de 20% de la consommation en électricité de la Loire-Atlantique.

Pour continuer sur ce thème, nous avons reçu en début d’après-midi Hugo Piotrowski (EDF) pour nous présenter la feuille de route de l’innovation des centrales offshore du fournisseur d’électricité. Ingrid Peuziat (UBO) a ensuite abordé le sujet de l’acceptation sociale, les impacts sur la biodiversité et les conflits liés à l’aménagement du territoire pour l’énergie éolienne en mer.

Etienne Bouyer (CEA) est ensuite intervenu sur le sujet de l’efficacité des ressources matérielles dans le secteur de l’énergie à faibles émissions de carbone et les perspectives d’une économie circulaire dans ce domaine. Enfin, Mathilde Marchand-Lasserre (Mines Paris – PSL), membre du projet AgriPV-ER, a conclu la journée avec une présentation des travaux d’analyse du cycle de vie (ACV) en lien avec l’agrivoltaïsme. Une deuxième session poster a mené les échanges jusque tard dans la soirée.


Le jeudi, Nicolas Vasset (CEA) a démarré la journée avec une présentation sur la modélisation pour la conception et le pilotage de réseaux d’énergie fluidiques. Blanche Lormeteau (CNRS) a ensuite abordé les questions juridiques et litiges dans le domaine de l’énergie. Pour conclure la matinée, Polina Volovitch (Chimie ParisTech – PSL) est intervenu sur un sujet que nous semblait important d’aborder lors d’une école d’automne du PEPR, la santé mentale dans le parcours de thèse.

En début d’après-midi, nous avons assisté à la dernière conférence de la journée proposée par Gilles Debizet (UGA), pilote du projet Flex-Mediation, sur les scénarios de gouvernance multi-échelle de l’énergie basés sur les initiatives locales. Ensuite, les différents groupes se sont retrouvés pour reprendre les discussions des ateliers sur la création d’une stratégie énergétique régionale. Les différents groupes ont restitué les résultats de leurs échanges durant la matinée du vendredi, avec un vote sur la meilleure présentation.

Cette dernière session a conclu la semaine de conférences et de discussions, qui aura réunit une quarantaine de jeunes chercheurs et chercheuses en thèse et post-doc du programme TASE, mais aussi d’autres PEPR du domaine de l’énergie. Un grand merci aux participants et participantes de cette école pour leur investissement tout au long de la semaine, ainsi qu’aux personnes qui sont intervenues et ont proposé un large panel de présentations, abordant les thématiques en lien avec l’énergie au travers de multiples disciplines !


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